__57.____________________________.Virées et Vertiges. ____________________Reflection.

________Je suis bien assise dans ce train, des fleurs horriblement jaunes m'appeurant le regard de temps à autre, au gré du chemin de fer que je parcours. C'est toujours plus facile de regarder en arrière, mes yeux s'y retrouvent plus facilement, aucun mal de crane à craindre, je regarde vers mon passé, je le connais, je n'en ai jamais eu peur.
________Paris. Grande ville à la tour de fer et d'acier, qui vieillit inexorablement. Des palais en veux-tu, en voilà, le "mini palais" aussi petit qu'une bonne vieille cathédrale, tout est affaire de référentiel. Warhol, dans un lieu si ancien, si beau, rempli d'histoire. Une histoire dans une histoire. Des couleurs dans des dorrures. Une file d'attente longue de cent mille ans aussi, mais la maladie peut aider de temps à autres. Il arrive au monde d'être juste, parfois. Le métro et ses rames bondées, ses strapentins qui claquent et vous donnent mal au dos, vous réveillent, nous les assoupis qui ne font guère plus attention à la station présente. Terminus.
________Et voilà le BHV, temple de la consommation de masse, la rue de Rivoli se déroule sous mes yeux, son tapis d'échoppe n'en finit pas, les passants sont si nombreux qu'on se croirait fourmi, sans trophalaxies n'allons pas si loin. Et là en une soirée, je vois tellement de choses, mes pieds en ont marre alors que ma curiosité n'en est que plus avivée. La mairie, la Bastille, la Garde Républicaine, le Centre Pompidou et ses petits spectacles itinérants qui n'en finissent jamais. Des souvenirs d'une 4e bien remuée me reviennent à la vue de cette pente, de cet escalator, de ce coucher de soleil.
________A chaque tournant, je m'imagine avec Toi. C'est si beau, si féérique. "Une chanson de la Rue Kétanou pour la d'moiselle !" Oui, la demoiselle elle danse dans la valse des rues du Vieux Paris. Et puis, elle se pose aussi. Mes jambes sont si heureuses de pouvoir enfin s'étendre calmement au coin d'une térasse, mes papilles s'esclaffent de quelques escargots. Je ne suis pas réellement à ma place ici. "Que désirez-vous ? Une purée de carotte. - Vous êtes sure ?!" Oui, oui je ne vois rien de mieux qu'une purée de carotte madame. Et je pars, loin, si loin de la conversation qui se déroule autour d'une table carée "- Et ton travail ça va ? - Oui, oui, enfin j'ai changé de quartier, j'ai beaucoup plus de temps de transports en commun" Je m'envole avec ton songe, je suis bien dans tes bras ectoplasmiques, si bien. Un message, tu as de quoi dépenser pour moi. J'ai de quoi me cacher sous la couette, me prétendre groupie, et crever de chaud rien que pour Toi. J'ai surtout de quoi être terriblement heureuse. Quelle délicieuse, soirée.
________Le lendemain, les puces m'attendent, me sautent dessus, ses quartiers chics comme les autres. Deux mondes si opposés cohabitent si facilement, c'en est destabilisant. Mes yeux sautillent entre statue marbrée, buffet doré, disque usagé, babiole traficotée et ma coupe de glace à la vanille pour finir par choisir deux vêtements si longuement recherchés : The Cure et Sonic Youth imprimés sur fond noir de cotton. Enfin.

Et youplaboum, me revoilà dans le train, toujours dos à l'avenir.
__57.____________________________.Virées et Vertiges. ____________________Reflection.
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# Posté le dimanche 10 mai 2009 11:17

Modifié le dimanche 10 mai 2009 12:35

__56.________________________________.Eden et Délice. ___________________Reflection.

__56.________________________________.Eden et Délice. ___________________Reflection.
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______Le Ciel s'ouvre sur son immensité bleu constellée de cumulus, pur d'un bonheur qui n'appartient qu'à lui. Les pâquerettes alentours sont le miroirs des nuages nous surplombant. Ce coin ressemble à un Paradis sur mesure, et à vrai dire ce n'est pas tant l'endroit, mais plutôt la personne au-dessous de moi. Les notes montent en volutes au-dessus de nos têtes, allant toucher l'arbre nous couvrant de son ombre. Un bananier imaginaire abritant mes mains dans tes boucles soyeuses, félicité. Les passants sont éclipsés d'un battement de paupières, aujourd'hui n'est que pour Toi. Et cela pourrait durer l'éternité, que tout serait aussi parfait, sans rir, ni changer d'une molécule, Hendrix chantant des paroles de bonheur et de promesse. Les papillons dont il parle sont là, à l'intérieur, volant dans tout mon être, s'échappant pour entrer en collision avec notre spirale enjôleuse. Ne faire plus qu'un l'espace de quelques heures. Symbiose électrique. Ceci est un rêve que je songe depuis des mois, et la réalité possède les couleurs et les odeurs des jours heureux. Dans tes bras, je suis voluptueuse. Et je voudrais m'y lover encore.



# Posté le samedi 25 avril 2009 06:32

Modifié le samedi 25 avril 2009 07:28

__55.____________________________.Empoisonnement. ____________________Reflection.

Je suis là, les pieds reposant mollement sur un tabouret de plastique. Mes yeux éblouis par la lumière blanche passant à travers mes rideaux empourprés dans leur tringle. Cette lumière froide et distante qui me dit clairement que ce moment est un jour merdique de plus. Je ressasse intérieurement mon comportement, mes mots, mes sentiments, mon bazar. Je trouve pas la sortie sans une réaction. Je me fais petite, muette, idiote. Perdue. j'ai toujours préféré rester sur la banquette arrière, sans responsabilité. Pas besoin de conduire, de parler, juste regarder la vie passer par la fenêtre. Mon cerveau se réchauffe en même temps que mon portable surchauffe. Et heureusement que j'arrive à contenir tout ce bouillonnement. Encore que, je gère mal mes communications.
Y aura bien un moment où tu m'échappera. Je connais si mal ta silhouette, tes limites. Je franchirais tout, simplement, bêtement. Je t'ennuie déjà. J'ai jamais su garder quelque chose près de moi..._____#

__55.____________________________.Empoisonnement. ____________________Reflection.

# Posté le samedi 11 avril 2009 06:11

__54.____________________________.J'ai mal au cervicales. ____________________Reflection.

J'étais entre Ciel et Terre, ne sachant pas si je m'envolais ou si j'allais simplement retomber sur terre, fatalement, comme un saut sur place, un futil petit bond dans le bonheur amoureux. Mais j'aimais ça. Et là tu vois, j'en peux plus d'attendre, de cette incertitude. Je n'ai aucun moyen de te voir, te sentir, j'ai comme l'impression que tout cela restera sans début et sans fin. Éternel sentiment de suspens. De frustration. Alors je dévale les montagnes russes, fatigue, haine, bonheur rêvé, sommeil rempli par ton ombre, ton souvenir, le désespoir, l'attente, l'exaspération, le rire, l'horreur, le désappointement aussi. Et l'amour se fait distante, la peur du non retour grandi de jour en jour. Le temps peut aviver ou éteindre, mais est-ce que ces deux effets s'alternent? Est-ce que tu penses à Moi comme je le fais ? Y a-t-il vraiment eu un commencement à tout ça ? L'éternité peut-elle être vécu dans un sentiment positif, sans lassitude, emplie uniquement de volupté ? J'ai peur de te perdre. La distance est déjà assez grande comme ça, physiquement j'encaisse, spirituellement je crève.

J'écoute Tool comme ta voix._____#

__54.____________________________.J'ai mal au cervicales. ____________________Reflection.

# Posté le lundi 09 mars 2009 13:31

Modifié le lundi 09 mars 2009 13:54